
| Faux fautés de la Dernière Gamme : des preuves irréfutables |
Claude Fayette, le 07/05/2005
On
me signale régulièrement des billets de la dernière
gamme où sont absents les signes de sécurité, en particulier
ceux qui apparaissent par surface brillante nacrée dont le motif
devient vert fluorescent sous éclairage ultra-violet, comme le mouton
sur le 50 Frs St Exupéry ou la montagne sur le 100 Frs Cézanne.
J'ai recensé et publié dans mes différents ouvrages
les numéros des billets comportant ces anomalies, dont on est certain
grâce aux origines incontestables et aux études réalisées
en collaboration avec les services spécialisés de la Banque
de France. Il peut toujours apparaître des billets fautés de
la sorte et inconnus à ce jour, mais il convient d'être de
plus en plus précis sur l'examen de telles coupures.
En effet depuis quelques temps déjà je dénonce diverses
manipulations qui permettent d'effacer certains de ces signes de sécurité
et faire ainsi de façon malhonnête une plus-value importante
sur un billet relativement banal.
C'est la raison pour laquelle je me refuse la plupart du temps à
noter dans mes ouvrages ce type de billet isolé que l'on me signale
soit par Internet, soit par photocopie ou scan car il est bien évident
que compte tenu du problème énoncé, il n'est pas possible
de donner un avis sérieux sans l'examen du billet proprement dit.
Une analyse sous éclairage ultra-violet peut aussi parfois, selon
le matériel employé, ne pas être suffisante et malgré
tout un instinct dû à l'expérience développe
un doute certain. Le mouton ou la montagne ont disparu et cependant on sent
comme une ombre résiduelle, comme une trace souterraine, totalement
invisibles à l'il nu mais indubitablement perceptibles.
A l'appui de mes affirmations, j'ai reçu tout récemment le
rapport d'un chimiste travaillant aux Etats-Unis qui met en "lumière"
de manière évidente le procédé dont je fais
état.
Sur les documents qui m'ont été transmis on peut se rendre
compte que sous lampe UV de longueur d'onde 250 nm (photos dominante rouge),
on pressent très légèrement une trace du motif qui
a disparu alors que sous lumière UV de longueur d'onde 365 nm (photos
bleutées plus contrastées), on aperçoit très
nettement la trace laissée par le signe de sécurité
que l'on a voulu éliminer. Il paraît donc évident que
l'on a tenté d'enlever le signe de sécurité avec un
produit chimique ou autre en appliquant un mouvement rotatoire qui a ainsi
créé l'auréole mise à jour.
Avec un
éclairage UV 250 nm, le billet "sans mouton" à
gauche
laisse deviner des traces suspectes (le billet de droite est normal)

Avec un
éclairage UV 365 nm, le doute n'est plus permis : silhouette
du mouton bien visible + traces d'auréoles autour
= billet modifié !
Même
démonstration avec un 100 F Cézanne
Le
fabricant de la lampe UV utilisée pour cette expérience est
Ultra Violet Products (UVP), compagnie basée en Californie, avec
une filiale à Cambridge en Angleterre. La référence
de la lampe est UVLS-28. C'est en quelque sorte une lampe de Wood. La lampe
de Wood émet de la lumière UV qui permet de détecter
une infection du scalpe, dû au fait que les bactéries causant
l'infection produisent des composés chimiques qui sont visibles sous
UV.
Il est important de noter que sur ces billets "contrefaits" on
ne discerne aucun défaut dans le papier, ni froissement, ni affaiblissement
visible à l'il nu le billet demeure parfait.
La
preuve est ici irréfutable qu'il s'agit d'une manipulation et que
son but est de tromper les collectionneurs friands de sensationnel. Les
contrefacteurs utilisent donc des techniques avancées mais de plus
en plus de consciences s'éveillent et à leur tour les "incorruptibles"
du billet enquêtent et dénoncent les procédés
illicites.
On peut considérer ces actions frauduleuses comme étant la revanche du succès car les coupures authentiquement fautées sont hautement intéressantes et se doivent de figurer dans toute belle collection.