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Musée du papier-monnaie : enfin un espoir !
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Alain Dailly, le 28/08/2005

Un événement d'une portée historique vient de se réaliser! La Banque de France a acheté un billet qu'elle a émis au XIXème siècle, alors qu'une décision inepte d'un ancien Caissier général proscrivait à l'Institut d'Emission d'acquérir l'une de ses propres vignettes. Il s'agit d'une coupure de deux cents francs de la succursale de Lyon, type 1848. Invendu lors de la vente de la collection Delamare en 2000, ce rarissime billet vient enrichir la légendaire collection de la Banque.

Le médaillier de la Banque, tout en possédant un fabuleux ensemble de papier-monnaie, utilisait jusqu'alors toutes ses ressources pour l'augmentation, la présentation et la gestion d'une exceptionnelle collection de monnaies. Jamais il n'avait racheté un billet estampillé "Banque de France"; parfois il complétait sa collection par l'achat de papier-monnaie, Banque de Law, assignats... L'ambiguïté réside dans le fait que la Banque de France est le symbole de l'émission de billets de banque, instruments monétaires qui ont remplacé, à partir de la Révolution, la monnaie métallique.

Ce n'est que très tardivement que la Banque a conservé son papier-monnaie. De même, la Fabrication des Billets, dans une logique industrielle, n'a guère contribué à la mise en valeur des nombreux documents accumulés depuis des décennies. Pour preuve, la fermeture du Centre d'Etudes et de Réalisations Fiduciaires (CERF) à Puteaux qui a fait l'objet d'un autodafé dont la Banque de France a malheureusement l'habitude.

L'exposition au musée Carnavalet, en 2000, sur "L'Art du Billet", a montré le formidable engouement que pouvait susciter ce patrimoine unique au monde. Cet intérêt pour le papier-monnaie a plusieurs origines :

Parent pauvre de la numismatique, la billetophilie ne peut être reconnue que si la Banque nationale expose et valorise son patrimoine fiduciaire. Il est paradoxal que de petits pays, comme la Belgique ou certains pays africains, possèdent un musée, alors qu'une grande nation, au passé prestigieux, considérée comme ayant fabriqué les plus beaux billets au monde hésite à les exposer. Alors que le Franc est remplacée par l'Euro, il est temps que la Banque de France crée un musée afin de mettre en valeur un patrimoine national. Un partenariat avec le musée de l'Hôtel des Monnaies, quai de Conti, permettrait d'offrir un écrin idéalement placé pour tous les joyaux qui dorment dans les salles fortes de la Banque de France.

C'est pourquoi cet achat nous donne de l'espoir: il préfigure peut-être la décision, tant attendue, de la création d'un musée monétaire dédié au papier-monnaie.

Alain Dailly

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